02 avril 2010
Ah ... London !
Fin Novembre, alors que le froid commençait à pointer sérieusement son nez, j’ai été invitée à passer un long weekend du côté de London, capitale anglo-saxonne s’il faut le rappeler. Comment résister à pareille invitation : voir Londres à Noël et mourir ! Non, bon, ne nous enflammons pas. Mais il est vrai que c’était l’occasion rêver de découvrir la capitale vêtue de ses habits rouge et blanc, couleurs de ce barbu qui, en repartant par la cheminé, apprécie un petit verre de lait et une orange. L’occasion d'autant plus rêvée que c'est avec une autochtone que la visite m’était proposé : ma cousine Emilie qui vit à London depuis 8 ans.
C’est vrai que découvrir une ville à la lecture d'un guide n’a pas le plaisir de se faire conduire par quelqu’un pour qui les lieux n’ont plus (ou presque allez, car il ne faut pas exagérer quand même) de secret. Alors c’est parti pour un petit tour …
Londres m’a ainsi ouvert ses portes le temps de quatre jours.
Quatre jour, c’est bien de trop court … tout juste le temps de survoler les lieux connus (quand même, il est des lieux à ne pas louper, sans quoi on n'est pas pris au sérieux quand on dit qu'on y a été!) et d’avoir un premier goût de ce que cette ville a à offrir, des secrets des petites ruelles aux marchés cachés au milieu d’ancien docks, des délicieuses spécialité anglaises (si si, c’est mots peuvent parfaitement s’accorder quand il s’agit de carrot cake ou de cheese cake … inutile par contre de dire que la rime devient pauvre quand on associe cela à 'ligne parfaite pour se pavaner en maillot de bain' !) aux vastes et nombreux parcs de la ville réchauffé des rayons du soleil couchant, de la pluie qui mouille (!) aux pubs chaleureux, …
Un bien beau weekend en somme !
… avec un petit goût de reviens y !
Si j’ai des amis qui étaient prêt à venir me voir, étonnamment, ils avaient plus entendu parlé de London que de Leeds, et plus surprenant encore, ce n'est pas Leeds qui emballait plus ces jeunes gens dans l'éventualité d'une escapade britannique (connaissent pas Leeds, comment peuvent il savoir … ?!). Alors c’est à mi distance entre Nantes et Leeds, 'mes' deux villes, que j’ai retrouvé six amis, six + un, car l’autre expatrié-au-pays-des-grands-bretons de ce groupe d’ami à fait lui aussi la route depuis le sud de l’Angleterre.
Huit célibataire pour un week-end de Saint Valentin à London, si c’est pas romantique tout ça !!! (bien que Paris garde sa palme d'or dans ce domaine aux dires des étrangers que je rencontre !)
Le week-end s’annonçait bien, et il n’a pas déçu.
Nous avons dormi dans une sorte d’auberge de jeunesse non loin de la voie 9 ¾ (elle est à King Cross) qui emmène les élèves non-moldus à Poudlard; nous avons visité Notting Hill, et même trouvé the Travel Book shop où les étincelles jaillirent entre le so-british Hugh Grant et la so-star Julia Roberts (passage obligé pour un week end sous le signe de cupidon); nous avons tenté de nous trouver une petite place dans le pub où Dickens écrivit les aventure de Sherlock mais la foule rodait; nous avons posé nos mains dans celle de Jude Law (pour les filles) et Pierce Brosnan alias 007 (pour les gars), …
Buckingham, the tower Bridge, London Eye, the National Gallery, Soho et ses rues animées à la nuit tombante, the Covent Garden, China Town, Picadilly, Camden quartier repère pour les punks de la ville, Trafalgar square … j’en passe et des meilleurs. Nous n’avons pas chaumé !
Londres est vraiment une belle ville pleine de ressources et c’était vraiment un très bon week-end que de retrouver ces amis sur le sol anglais !
Big Ben The Tower Bridge The Parliament
Mais avant de conclure cette partie visite, quelques petites anecdotes et remarques.
● Réflexion …
Comment parler de Londres sans parler de ses caméras? C’est un sujet on ne peut plus bateau, je le sais … mais qui, après avoir déambuler dans la capitale anglo-saxonne, n'a pas fait une remarque sur ces objectifs qui filment chacun de nos faits et gestes? … je ne peux m’empêcher d'ajouter mon grain de sel.
Enfin, ce n’est pas tant des caméras dont je veux parler, mais des affiches placardées aux arrêts de métro, affiches qui disent « si vous voyez quelque chose, si vous entendez quelque chose, venez nous en parler ». Cela nous à tous interloqué. S’il est vrai qu’il faut être vigilant parfois, ces campagnes publicitaire ressemblent plus à de l’invitation à la délation. C’est assez surprenant. Si on se sent épié par les caméras, chacun doit également épier l’autre et rapporter ses faits et gestes. Bon, j’exagère peut être mais c’est un peu l’impression que ça nous à donné. Dans la même veine, dans le bus, de nombreuses caméras là encore, et à l’étage, un écran qui passe successivement les différentes vues de ces caméras. Étrange de nous afficher comme un programme télé les autres passagers de ce bus. Pourquoi nous donner accès à ces images ? Est-ce pour que nous effectuions le travail de surveillance habituellement fait par les vigiles devant un mur d’écran télévisé ? Cela interroge en tous cas … Je ne dis pas que c’est bien ou que c’est mal, ça questionne; pour ma part, je ne suis pas très en phase avec ce climat de peur et d'auto-surveillance que cela installe.
Portobello Road, à Notting Hill
● Anecdote :
La bonne idée de quatre de nos compères du groupe : sortir du wagon de métro juste avant que les portes ne se referment, sans prévenir la seconde moitié ! Ingénieuse idée, quoique vue et revue, mais qui devient plus saugrenue quand, à notre grande surprise, nous qui étions resté dans le wagon, nous avons découvert que le dernier métro venait tout juste de passer. Hmm hmmm … fabuleux ! Nous voila à quatre, tout de même, perdu dans Londres, à deux pas de Camden, sans plans de la ville, et l’objectif est bien de rentrer à l’auberge … Après de multiples allez retour entre les arrêts de bus, après avoir envisagé de rentrer à pied, mais abandonnant l’idée car sans plan et pour une bonne demi heure de marche, ce que nous risquions était surtout de nous perdre… nous avons fini par retrouver notre chemin, et arriver à bon port (à bonne auberge).
On leur excusera la blague car ils ne savaient pas que c’était l’heure des derniers métros … les malins !
London by Night
● Anecdote n°2 :
Cette anecdote est la plus surprenante, la plus inattendu. Au grès de nos pérégrinations nocturne, nous décidons d’entrer dans un bar. L’ambiance est chaleureuses, les machines à bière ne connaissent pas le repos, et voila notre tour :
« Beers please
- Do you have an ID card ? »
Ce n’est pas chose rare en Angleterre que de demander la carte d’identité avant de servir quelqu’un pour vérifier qu’il a bien l’âge légal. C’est donc sans crainte que nous sortons les notre car l’âge légale (18ans), pfiou, ça fait bien longtemps qu’il est derrière nous (!!!).
Mais là, oh surprise, le serveur refuse de nous servir et demande un autre justificatif : le permis de conduire, non il n’en veut pas; c’est un passeport qu’il veut ou une carte anglaise. Nous n’en avons pas. Mais pourquoi nous refuser l’accès au bar avec notre carte d’identité Française me demanderez vous ? « Trop facilement falsifiable »
… et puis quoi encore ? !!!
Regroupé autour de Elise qui, par on ne sait quel miracle, avait tout de même réussi à prendre une bière, nous discutions, incrédule, de l'injure qui nous était faite quand un serveur passât nous demander de quitter les lieux : nous n'avions même pas le droit d'être à l'intérieur du bar … Alors ça … vraiment … c’est la meilleure ! A Elise de boire cul-sec son verre et nous partons bien vite car ce n’est pas un endroit où il fait bon resté : nous ne sommes en tous cas pas les biens venus …
Bizarre vous avez Bizarre, comme c’est Bizzare …

vue prise du Saint James park, à deux pas de Bukingham palace où séjourne la reine
07 mars 2010
Tiger's Year !
*** ... à croquer !!! ***
Ces charmants petits personnages, qu’on m’a présenté comme étant « un peu comme [notre] père noël » ont été confectionnés avec attention par mon collocataire malaysien Soo et sa copine Yunse pour être dégusté pour … pour …
Chinese New year !!!
C’était l’effervescence dans mon appart …
…plus que 3 jours …
… plus que 2 …
… c’est demain !
Plus que la fête elle-même, le jour du nouvel an marque en fait le début de 15 jours de célébrations. C'est leur « spring festival », et de l’autre côté de la Terre, tous le monde est en vacances pour célébrer cette grande fête. Alors c’est teinté de nostalgie qu’ils ont fêté leur chinese new year en Angleterre, loin de la famille …
En attendant, comme chez moi c’est un peu la chine cette année, je vous souhaite, avec un peu de retard il est vrai,
une très belle année du Tigre … grrrr !
21 janvier 2010
French Break
Edinburgh, York, Leeds
Tandis que de l’autre coté de la terre, Father Christmas (Santa pour les intimes) faisait sa distribution de cadeaux tiré par six vaillants kangourous (véridique !) je suis retournée en métropole, vérifier que tout se passait bien en mon absence !
Emmitouflée dans tous mes vêtements pour laisser place aux cadeaux dans la valise, technique "bonhomme-Michelin", nous avons donc, avec Axel, fait le chemin inverse pour retrouver notre petite France. Ce retour avait un gout de voyage : nous partions de notre chez-nous anglais pour un voyage de trois semaines dans un pays étranger … la France …
Si les deux-trois premiers jours, "sorry" et "thank you" m’ont accompagnés à ma grande surprise (réflex langagiers), on reprend très vite nos habitudes francophones.
La neige a fait son apparition, blanchissant les alentours … un parfait temps de Noël ! C’est donc tiré par nos six non-moins-vaillants rennes, Rudolph en tête (ce renne à la cote en Angleterre, ils en font un biscuit au gingembre qui colore les rayons de son nez rougit par le froid) que Papa Noël a déposé sous le sapin de bien jolis cadeaux, donnant l’occasion de retrouver famille et cousins, pour partager de biens bons et chaleureux moments.
Ces vacances ont été aussi l’occasion de revoir les amis. J’ai même eu le droit à un accueil surprise le jour de mon arrivée … Imprévu impromptu. Une fort belle surprise que de se sentir accueillit ainsi après 3mois et demi d’absence !
Une semaine de ski entre amis a aussi comblé mon voyage français …
Amis, hamman, ski, noël, famille …
… tout aurait été merveilleux-dans-le-plus-merveilleux-des-mondes si je n’avais pas eu, en ligne de fond, leitmotiv anglais, les examens à préparer. Enfin, on n’est pas étudiant pour rien !
Après une déferlante blanche sur l’Angleterre, nous avons repris l’avion, survolée la grande île entièrement recouverte d’un épais manteau neigeux. Magnifique vu d’avion. Nous avons repris le bus, empreinté les routes à moitié dégagée par des chasses neige, pour rejoindre Leeds. Les après-ski n’étaient pas pour le folklore, et un tire fesse, ou mieux, un télésiège pour remonter jusqu'à ma résidence n’aurait pas été trop demander. Ceci étant, la ville était vraiment très belle, sous la lumière du soleil couchant.
vue de ma chambre à mon retour sur Leeds
**Ready for the second part of the Leeds’ year !**
Pourquoi la philosophie … pourquoi en anglais …
Voilà les questions qui m’ont hantées avant, mais surtout pendant et après mon examen sur table … Ceci étant, c’est passé, on verra bien les résultats, et puis … 'ya toujours les rattrapages', non ?!
Une fois ces barbaries terminées, j’ai repris les cours. Ma première semaine de ce nouveau semestre vient de s’achever et je fini de prévoir mon nouvel emploi du temps, choisissant les cours qui me paraissent le plus intéressant dans tous ceux auquel j’ai assisté cette semaine.
Je reprends mes activités, pubs irlandais, danse, et même cours de harpe depuis 2 semaines J
J’ai été contacté également par une anglaise qui a passé un an l’année dernière à Nantes en troisième année de philosophie. Elle avait trouvé l’accueil des nantais très chaleureux, alors elle voulait que nous, français et qui plus est nantais, nous nous sentions pareillement accueilli … sympa J
université à mon retour sur Leeds
(article écrit il y a deux semaines)
15 décembre 2009
'you can hear the whistle blow a hundred mile'
J - ‘un-et-demi’ avant que ne change la langue qui chante à mes oreilles le matin ; avant que la dame-du-haut-parleur dans le magasin devienne plus monotone ; avant que les filles ne portent des manteaux et que leurs jupes ne s’arrêtent pas à mi-fesse ; avant que ne disparaissent des rues les bob-l'éponge, Cendrillon et autres bananes géantes ; avant que les stewarts ne m’indiquent les sorties de secours en cas de crash au dessus de la manche ; avant que je ne change de fuseau horaire ; avant que je ne laisse derrière moi ce sol anglais que j’ai tout juste commencé à apprivoisé pour retrouver mon cher sol français qui m’a vu grandir …
Je reviens au pays !
Dépars a 4h25 de Leeds … hmmm, si c’est pas matinal ça !
Arrivée à 11h à l’aéroport nantais, voire 10h30 à en croire les dernières allez venues de mes compatriotes qui m'ont rendu visite en territoire étranger.
Je n’en reviens tellement pas que le temps passe si vite …
je reviens déjà devrais je ajouter.
Plus la date approche et plus je suis contente. Retrouver tout mon petit monde, famille et amis, faire le plein avant de repartir à l’assaut de la grande île et de ses habitants.
En attendant, j’ai été bien peu bavarde ces dernières semaines sur le blog, mais, après mes nombreuses vadrouilles (je ne vous ai pas racconté Londres et la semaine avec ma cousine Milan à Leeds, avec visite de Manchester et de York entre autre) me revoilà plongée dans des essays à n’en plus finir, à ne plus trop savoir quand sortir la tête et où respirer. J’attends avec impatience la fin du mois de janvier pour que tout cela soit terminé. Au moins, à cette période, je serai fixée : je saurai si j’étais capable de rendre ces dossiers, ce qui me parait absolument infaisable pour l’instant … je saurais aussi si trois heures me sont suffisantes pour répondre à deux questions en Esthétique et avoir un 50/100 à la fin (je ne demande pas plus) …
Pour l’instant tout cela relève vraiment du rêve … en espérant qu’il devienne réalité …
***Gros gros bisous à tous … et a très bientôt en chair et en os pour ceux que j’aurais la chance de retrouver !!! ***
05 décembre 2009
Edinburgh ou le pôle nord
[à force de ne pas écrire sur le blog, voilà que j'ai écrit beaucoup d'un coup ... Prenez votre respiration : trois ... deux ... un ... plongez !]
Premier grand voyage hors des murs de ma nouvelle ville anglaise : attention c’est l’aventure ! Bon, l’aventure, faut peut être pas exagérer quand même … !
Ce week-end était organiser par la Erasmus society, qui comme son nom ne l’indique pas est en fait une society ouverte à tous les étudiants internationaux, y compris hors Europe, et même aux anglais eux même !
Mais qu’est ce qu’une society ? … c’est vrai, j’évoque ça comme si c’était quelque chose d’absolument évident, mais ça ne l’étais pas avant d’arriver ici. Je vous explique donc deux seconde, avant de revenir au récit de mon voyage ! En fait, l’université ici organise un nombre absolument impressionnant d’événements, d’activités pour les étudiants. En même temps, ils peuvent, car les étudiants payent ici très cher pour venir à l’université (ça sera l’occasion d’en parler une autre fois peut être!). Ceci étant, les societies sont en fait des sortes d’associations qui permettent aux étudiants de se retrouver, de se rencontrer, autours d’intérêts commun. L’université de Leeds est une université très dynamique dans ce domaine, une des plus grande pour sur, mais ici ils se targuent même d’être LA plus grande … peut être, ne sait on jamais ! Enfin, il y a entre, écoutez moi bien, 200 et 250 societies !!! C’est assez énorme !
Les societies couvrent ainsi tous les types d’activité, de la marche a pied au cross country, de la irish dancing (avec laquelle je fais de la danse !) à la christian society, de la society de philosophie (eh oui !!!) à celle de zoologie (si si !), tout cela en passant par des societies plus poliquement engagé comme la socialiste, féministe ou celle intitulée "révolution" (^^). Mais on peut également trouver des societies plus artistiques regroupant le théâtre, la musique (la folk society entre autre), la radio, la télévision, … Enfin, je vous en passe, et des meilleurs !
Et pour dire qu’il y a vraiment toute sorte de society, au cas où vous en douteriez encore, il y a même la Cheese society : bah oui, pour ceux qui aiment le fromage ! Ils se retrouvent toutes les semaines, surement qu’ils mangent du fromage … ça peut être sympa n’empèche ! ;-)
Bon, enfin voila, cette mise au point faite, reprenons le cours du récit …
Donc nous sommes parti avec un groupe de 40 étudiants de tous les horizons, pour deux jours et demi en pays étranger : direction l’Ecosse !
Avant de partir, le vendredi matin, j’ai rendu mon premier essay, celui de musique, et, joie, cela m’a pris deux heures … J’ai tout d’abord été à l’accueil, déposer mon essay. Mais là, j’ai appris qu’il fallait en fait imprimer une feuille via internet, qui servait de couverture, et qu’il fallait aussi soumettre ce dossier via internet. Qu’à cela ne tienne, comme j’avais été dés l’ouverture, il me restait du temps pour faire tout cela avant de prendre le bus pour Edinburgh à 13h. Mais comme ça ne peut jamais être aussi simple, il y a eu un problème avec ma session d’ordinateur, cette dernière ne voulant m’autoriser l’accès à cette satanée feuille de couverture qui récapitulait des données. J’ai sollicité l’aide de mes « voisins-d’ordinateurs » pour soumettre mon dossier via internet (ça les aide a dépister si on a plagier : c’est leur folie ici, ils sont à fond contre le plagia, mais vraiment vraiment à fond !). Enfin, après une heure de recherche, après que des techniciens m’aient aidé, sans succès pour autant, je retourne toute penaude au bureau de musique, pour savoir comment faire. Là, elle m’a proposé de me l’imprimer, et elle à regarder rapidement mon problème : ils avaient oublié de me donner l’accès à une zone de l’intranet… super ! La prochaine fois sera plus simple !
Donc, j’ai fini par rendre mon dossier, et hop hop hop, plus une minute à perdre, un aller-retour à ma chambre pour prendre mes affaires presque prête, et départ pour Edinburgh.
Après deux heures de trajets envions, le bus s’arrête sur une aire d’autoroute. Rien de plus normal, légalement le chauffeur doit surement s’arrêter un moment pour se reposer, se délier les jambes ; sauf qu’à notre grande surprise, la pause n’était pas d’un quart d’heure-vingt minutes comme on s’y attendait mais … de 45minutes ! Trois quart d’heure dans une station d’autoroute, sans rien à faire sinon se poser dans un de ses café-restauration rapide qui ne sont pas des plus coquets ! C’est vrai qu’on aurait préféré arriver 45 minutes plus tôt, mais c’était comme ça. La suite du trajet s’est passé sans problème. Ça parlait italien dans un coin, français dans un autre, allemand, japonais, … un bus "sonorement" coloré !
L’arrivée dans la ville la nuit est très belle. Une fois dans le centre de la capitale, on se trouve en effet sur une grande grande place d’où l’on voit les principaux monuments de la villes qui sont alors illuminés. So beautiful !

Le bus nous a ensuite déposé devant notre hôtel qui se disait être « the best hostel of the city in 2008 »… il ne faut tout de même pas exagérer ! C’était en fait une sorte d’auberge de jeunesse. On s’est retrouvé dans une chambre à 10. Le décor était on ne peut plus kitch. Pas dans la chambre qui était absolument vide si ce n’est les 5 lits superposés, mais dans les escaliers, ils s’étaient amusé à tout peindre, selon des goût très douteux. Carton pate.
Enfin, l’endroit était correct pour dormir, mais pas envie d’y passer plus de temps que ça, alors une fois les affaires déposées sur le lit, il était temps de repartir, à la recherche d’un endroit pour manger : 5 heures de bus, ça creuse !
On est d’abord parti avec Axel en repérage des lieux, dans le centre. Et là, stupeur, cinq hommes en kilt entrent dans un bar ! Fou ! Je ne m’attendais pas à en voir !
C’est la première fois, presque, qu’un tel cliché se réalise. S’il est rare de voir un français se promener avec un béret sur la tête, une bouteille de rouge dans la main et une baguette de pain sous le bras, il est commun, en revanche, de rencontrer un écossais en kilt. Je m’étais imaginé l’Ecosse un peu comme la bretagne : une région du monde avec une culture forte (culture celtique en l’occurrence), mais dans mon idée, les kilts étaient portés (s’ils étaient portés d’ailleurs, car même ça, j’en doutais !) que lors des fêtes, comme les coiffent bretonnes ! … mais que neni, ce vêtement fait, a priori, complètement parti de la garde robe de ses messieurs !
Amusant de les voir ainsi accoutrés : kilt avec chaussure basse dont les lacets s’entrelacent sur des chaussettes qui remontent jusqu’au genou. Mais ce qui est le plus amusant encore, c’est de voir certains écossais ainsi habillés porter en guise de haut un Tee-shirt moulant de Rugby : le choc des cultures, ou plutôt l’alliance des cultures devrais-je dire. Le kilt n’apparaît donc en aucune sorte un habit extraordinaire pour eux.
Mon apriori sur ce cliché était donc lui aussi faux ! … comme quoi, rien ne sert de s’imaginer, ce n’est que dans le pays qu’on peut appréhender la réalité !
Ceci étant - je m’égarre, je m’égarre dans des disgression à n’en plus finir - nous étions donc à la recherche d’un endroit pour manger. Nous avons réussi à retrouver un groupe dont je connaissais une partie (habitants dans mon immeuble) et nous nous sommes dirigés vers … un restaurant japonais de sushi ! S’il est vrai que ça n’était pas très typique comme idée de repas, ce restaurant avait l’avantage d’être sur une liste qui nous avait été donnée, et était repéré comme un agréable endroit pour les papilles ; or nous n’avions pas envie de tourner trop de temps, et nous ne savions pas trop où aller pour manger ‘plus’ traditionnel. Pour ma part, les sushis relevaient encore de l’inconnu, et j’avais vraiment très envie d’essayer, c’était le moment !
Nous marchons, nous marchons … le trajet est un peu plus long que prévu … nous arrivons pourtant mais … euuuh … problème … le restaurant est fermé … Arrrk ! Bon aller, on reprend le chemin du retour, Mika, qui est elle-même japonaise et qui habite, au passage, dans le même block que moi à Leeds, nous dit qu’elle a vu un autre restaurant japonais sur le trajet (non pas qu’on était fixé sur l’idée de manger japonais, quoique l’idée nous tentait bien). Nous reprenons notre marche donc, sympathisant avec de nouvelles connaissances. Et enfin nous arrivons dans un restaurant, ouvert cette fois. Vite, au chaud ! Eh oui, il ne fait pas canicule dehors (et c’est peu de le dire)! Le temps de commander et arrive sur notre table de bien appétissant mets, venus du pays du soleil levant. Hmmm, un délice. J’adoooore les sushis … ! On a pris différents plats pour pouvoir partager, et découvrir plus. Plus jamais je ne resterais autant de temps (soit 20ans !) sans manger de ces savoureux plats !!!
Après avoir bien mangé, quoique pas en très grande quantité (!), nous nous sommes redirigé vers le centre ville. Nous avons alors tenté de retrouver les organisateurs du voyage, mais le bar où ils se trouvaient était bondé. Un des gars du groupe avait bien envie d’aller boire un verre, nous le suivons sans grand enthousiasme car un peu fatigué, la pluie ayant fait, au reste, son apparition et tous les bars se révélant bien pleins. Nous retournons alors à l’hotel, quoique l’idée de se retrouver dans cette auberge, où il n’y a rien à faire que dormir, à 22h, ne soit pas plus réjouissante que ça non plus. Mais, oh surprise, juste a côté de l’hôtel, un bar … ouvert … et peu rempli. Si ce n’est l’odeur de peinture fraiche, le design était sympa, et nous avons profité de la chaleur de l’endroit pour faire plus ample connaissance. Les « organisateurs » nous ont rejoins un peu plus tard, et la soirée s’est révélée bien sympathique.
Nous sommes ensuite retournés à notre hôtel, pour une bonne nuit de sommeil. La chance nous a d’ailleurs épargnée de colocataires de chambre ronfleurs pour cette première nuit ! Parfait !
Samedi matin
Le départ est prévu a 10h35 (!) : il faut habiter en Grande Bretagne pour
avoir une pareil idée d’heure de rendez vous ! Nous étions prêts à l’heure dite, pour partir pour un ‘Free city tour’ avec un guide. ‘Free city tour’ j’ai dit ? il se trouve que c’est ce qui nous avait été annoncé, que c’est également ce qui était inscrit sur l’affiche annonçant l’évènement, mais un des organisateur de ce city tour (un gars d’Edinburgh), voyant que nous étions un grand groupe à demandé à parler à nos responsables, leur expliquant que c’était gratuit, mais que quand les
groupes dépassaient 10 personnes, ça devenait payant ! … Mais c’est pas de la publicité mensongère ça alors ? En France ça ne serait pas passé je pense, mais peut être qu’ici les lois sont différentes, va savoir. Nous avons donc finit par payer.
Cela dit, le tour était vraiment bien. Le guide ressemblait à un bucheron (dixit lui-même), plus acteur que guide parfois ; il a retracé l’histoire de la ville et du pays, anecdotes et autres fables en prime. On en a eu pour notre argent, il faut dire, parce que le tour à duré, hmmm … facilement 4h-4h30. Dans la pluie et le froid, nous n’en pouvions plus à la fin, quoique ce soit beau et intéressant. Je vous avouerai en toute honnêteté, puisque l’heure est aux aveux, que je décrochais parfois, car tout cela demande beaucoup de concentration aussi … et la faim grondait. Quand à 15h et des poussières (ou étais ce 16h, je ne sais) le tour s’achève, nous n’avions qu’une idée en tête : trouver un endroit CHAUD où MANGER (ça fait deux idées à réunir dans un seul endroit !)
Nous avons trouvé ce lieu en un restaurant … italien ! Oui, je sais, c’est un peu nul une fois de plus, mais là, on était trempé et transi de froid, parce que l’Ecosse ça n’est pas le pôle nord, mais presque ! Même Leeds ne fait pas le poids en face ! Alors il nous fallait un endroit, vite !
Enfin, le lieu était chouette, chaud (!) et on a bien mangé. Mais étrange phénomène, phénomène qui nous surprend chaque jour : en sortant du restaurant, nos estomac repu, il faisait nuit. Eh oui, à manger tard comme ça notre Lunch, c’est la nuit qui nous a accueillie ! déroutant !
Nous sommes parti ensuite avec Axel, alors que la pluie avait enfin (!) cessée, faire un petit tour des boutiques du coin, visitant ainsi une autre partie de la ville, tandis que les autres rentraient à l’hôtel, pour se reposer ou travailler pour certains. Se reposer ??? Mais nous ne sommes là que pour deux jours et demi, c’est le moment d’en profiter, et jusqu’au bout !!! Nous avons donc arpenté les rues de la capitale, dont le centre n’est pas si grand que ça d’ailleurs.
J’ai été surprise de la ville, je ne m’attendais pas a cela en y arrivant. L’image des capitales que j’ai y est surement pour beaucoup. Paris, Athènes, Lisbone (mais j’étais petite), sont les seules capitales que j’ai eu la chance de visiter, et ce sont d’immense villes !!! Rien à voir avec Edinburgh qui, avec ses 457 830 habitants (dixit Wikipedia) n’est pas une ville démesurée comme peuvent l’être les autres. C’est donc une ville relativement similaire à Nantes ou à Leeds, quoique tout de même plus grande, mais qui reste à taille humaine. L’architecture reste très ancienne, pas de grand building. On trouve des bâtiments modernes, cela ne fait pas de doute, mais le centre historique est pavé, et les bâtiments sont bien conservés. Une belle ville !
Après notre petit tour dans la ville, nous sommes rentrés à l’hôtel, voir un peu ce qui se tramait pour la soirée. Nous nous sommes tous retrouvé dans la grande salle de cette auberge de jeunesse. Ils proposaient alors de partir en Club a priori, vers 22h (mais aller en club vers 22h, ça n’est pas très tôt pour des anglais). Nous n’avions pas dîné avec Axel, nous avons donc filé nous trouver quelque chose à nous mettre sous la dent avant que tout ne soit fermer. Du reste, nous avions une envie : aller dans le café « the elephant ». Pourquoi donc me direz-vous ? Parce que c’est là que J.K. Rowling a écrit les deux premiers tomes du très célèbre Harry Potter. Dans la journée, le guide nous avait emmené devant, et nous avions visité les lieux sur lesquelles donnait la vue de ce café. Mais il restait a entrée dedans, pour le caractère amusant, et aussi parce que, si c’est ce café qu’elle avait choisi, c’est qu’il a une très belle vue ! Nous avons donc tenté d’y aller, mais 10minutes trop tard pour que nous soit accordée la possibilité d’y entrer. Nous nous sommes alors rabattu sur un quelconque lieu de nourriture rapide, les diverses places de restauration étant toutes en train de fermer. Ce n’était cependant pas mauvais du tout (quoique peu diététique) puisque j’ai mangé des boulettes épicées de légumes frites.
Nous sommes alors rentrés a l’hôtel, ne sachant réellement où retrouver les autres qui s’en étaient allés, et je pensais qu’une bonne nuit de sommeil ne serait pas de trop, ayant au retour de se voyage une longue nuit qui s’annonçait car je devais rendre le lundi mon deuxième essay, le professeur nous ayant accordé une petite semaine de rab’ ! Pourtant, la nuit fut finalement très courte, car nous sommes allez dans une petite salle de notre chère auberge, une petite salle toute silencieuse, ou lisaient quelques ‘résidents’ et où, miracle, crépitait un feu de bois dans la cheminée ! quel bonheur ! Après une journée glaciale, humide à s’essorer, voilà que la chaleur du feu, celle que j’aime tant au fin fond de l’hiver, nous attendait. Un confortable canapé nous offrait la détente nécessaire pour profiter de ce moment, le thé et le café finissant de parfaire ce moment. Rien dans cette pièce n’allait avec rien. Un assortiment d’objets tous plus différents les uns que les autres, mais qui finissaient par donner un charme certains à cette pièce … ahhhh … vais-je m’habituer au style anglais ? … ça m’effraie tout à coup !
Nous avons bavardé avant que nous rejoigne nos colocataires de chambre, deux belges, fort sympathiques ma foi, avec qui on a discuté également, avant que deux de leurs amies italiennes nous rejoignent elles aussi. Enfin, c’était bien sympathique, mais autour de 3h30, nous nous sommes décidés à retrouver nos lits, histoire d’être un peu réveillé pour notre journée du lendemain.
Pour ce dimanche matin était prévue une marche de 2heures jusqu’à un point de vue sur la ville et les alentours. Avec nos nouveaux compagnons de la veille au soir, nous avons préféré nous rendre au château pour une petite visite, car nous aurions dû le faire le samedi, ce qui avait été rendu impossible par le fait que la visite de la ville s’était éternisée.
Mais avant de commencer la journée, alors que chacun sortait difficilement d’un sommeil profond, d’une nuit trop courte, nous n’avions pourtant pas déclaré forfait pour aller ‘visiter’ le susdit café. Nous avions donc décidé d’aller y prendre notre petit déjeuné.
La salle était claire, le soleil de ce début de journée l’arrosant de quelques rayon. La déco un peu démodé, avec différents style, comme à l’habitude dans ces lieux anglais, rendait l’endroit sympathique. Une fois assis a une table, celle juste à coté de la fenêtre, nous avons alors pur découvrir la vue : très chouette paysage ! On se croirait dans … Harry Potter, oui, vous m’avez enlevé le mot de la bouche !!! Non vraiment, c’est surprenant : au loin, le château, en hauteur, avec la roche
tombant a pique au bord des remparts, un peu plus près, une grande High School d’Edinbugh, cachée dans de grands arbres, et plus près encore, une sorte de cimetière entourant une église. Tout était là, vraiment, tous les éléments. Sur que l’endroit a été pour elle une source d’inspiration pour laisser libre cour ensuite a son imagination. Enfin, pour moi qui ne prends jamais de petit déjeuné dans des cafés, c’était vraiment un bon moment.
C’est agréable de prendre le temps le matin, de manger dans pareil endroit … enfin, j’ai aimé ! ^^
Nous avons ensuite retrouvé nos amis, donc, dans le château, et là, en prenant de la hauteur, le château étant construit sur un petit mont, que vois je au loin … la mer !!! J’ai été très surprise de ma réaction, mais ça m’a fait un vrai plaisir de voir la mer, de voir une étendu d’eau salé comme ça. A croire que finalement, je suis un peu une fille de la mer. Non, enfin, quoiqu’il en soi, c’est vrai qu’en France, je vais régulièrement à la mer et que de ne pas y aller depuis que je suis parti, ça devait me manquer un peu. Enfin, je ne sais comment expliquer tout ça, le fait est que ça m’a fait vraiment plaisir !
Nous avons ensuite visité le château, profité des différentes vues qu’il offre sur la ville, …Un bon moment la encore, et quand nous en avons fait le tour, il était l’heure d’aller en ville s’acheter quelque chose a manger, avant de retourner a l’auberge pour prendre le car et le chemin du retour, déjà !
Le temps passait, passait et j’en arrivais presque a espérer qu’on n’allait pas faire de pause, mais finalement, nos trois quart d’heure d’arrêt sur une nouvelle station d’autoroute n’ont pas loupés.
Une fois arrivé, je n’avais qu’une envie c’était d’aller me reposer, bien fatiguée par la semaine passée, a travailler sur mes essays, et par ce voyage. Mais que neni, l’heure n’étais absolument pas à la détente, mon cher et tendre essay m’attendais bien sagement, prêt à me faire endurer une longue - longue - nuit de travail ! Il me fallait rendre ce document le lundi avant 17h, alors de 21h30 à 16h30, je n’ai pas arrêter de travailler. Enfin, pas arrêter, je suis un peu marseillaise sur les bord, j’ai quand même dormi 3heures, mais je n’ai pas manger : ça prend trop de temps ! ^^
Enfin, le soir, c’était rendu, et hop, on n’en parlait plus !
(j’ai depuis reçu ma note, qui est tout a fait correcte, alors je suis très contente, c’était mon premier devoir rendu en anglais … J me reste à en écrire deux autre maintenant … ah bonheur, quand tu nous tiens !)
Ce fut donc un week end bien rempli !
Une belle découverte que celle de cette capitale scottish !
Très froide ! … tout ça pour trouver maintenant qu’il fait chaud à Leeds* ! ^^
(*nb : tout est relatif !)
26 novembre 2009
Laissez moi vous conter Bonfire Night …
Once upon a time …
… en 1605 (allez, un peu d’histoire, ça ne fait pas de mal !), l’Angleterre vit une période difficile pour les confessions catholiques et puritaines qui sont persécutées. Elisabeth Ière meurt deux ans auparavant, achevant la dynastie des Tudors. Les protestants et catholiques mirent alors leurs espoirs en son cousin, le nouveau roi, James Ier. Il ne se révéla pourtant pas plus clément ni tolérant envers ces confessions minoritaires.
Las de ce calvaire, un groupe montât un coup d’état. Ils réussirent alors à introduire dans les caves du parlement pas moins de 30 barils de poudre (fort les gars quand même !!!). Tout cela devait exploser le jour de l’inauguration du Parlement, prévue le 5 novembre en présence du Roi. Mais la mèche (c’est le cas de le dire !) fut vendue par l’un des conspirateur, et cette explosion n’eut point lieu : le roi resta en vie, et les organisateurs de ce « complot des poudres » furent exécutés, avec Guy Fawkes, l’homme chargé de mettre le feu, comme emblème de cet attentat avorté.
… et depuis, le 5 novembre, en souvenir de cette histoire, l’Angleterre se réuni autour de grands feu de bois, brulant l’effigie de Guy, et de très grand et très nombreux feux d’artifices sont organisés dans tous le pays. Chaque ville programme le sien, si ce n’est pas plus ( à Leeds, il y en avait plus de 4 au même moment, je ne me souviens plusexactement du nombre).
En compagnie d’une de mes colocataire et d’autres amis, j’ai donc été assister à cette fête très populaire. La foule s’amassait dans le Hyde Park leodenians (leedsien si vous préférés !) où l'on a alors assisté a un très beau feu d’artifice. Waahaaa Woooohhoo Waaaah … !!!^^ Le côté amusant dans l'histoire, c'est qu'ici, les feux d'artifices sont tirés à 19h30 : bah oui, il fait déjà nuit noire depuis 2h30, pas besoin d'attendre plus ! ... mais pour moi, une telle manifestation rime avec minuit ... trop française je suis, je vais essayer de me mettre à raisonner en bonne anglaise ... !
Cela dit, la fête a duré plutôt quinze jours qu’une soirée. Comme le veux la tradition, chacun organisait en effet son propre feu d’artifice dans son jardin entre la semaine précédente et celle qui suivait. Pendant tout ce temps, donc, pas 5 minutes ne passaient dans la journée sans que résonne, au loin ou tout près, l’écho des explosions de ces fusées colorées. Le paysage nocturne était ainsi égayé de ces bouquets aux vives couleurs.
20 novembre 2009
Et pendant ce temps là ...
Ça y est, essay rendu … je peux enfin revenir vous donner des nouvelles, depuis le temps …
Et il s’en est passé des choses !
Retour sur ces dernières semaines …
Où en étais je restée déjà ? … ah oui, ah ma soirée indienne …
Depuis, deux petites française sont venue me rendre visite. Caroline et Enora ont fait le voyage jusqu'à ma nouvelle ville …
C’est amusant d’ailleurs, j’ai réalisé à leur arrivée que ça y est, c’était devenu Ma ville. Ce n’est plus une ville quelconque dans laquelle je vis, c’est la mienne … que je partage tout de même avec 750 000 personnes, j’en conviens !
Tiens, à ce propos, un petit cours de géographie ne ferait pas de mal, j’en suis sure ! Est-ce que vous savez réellement où est situé Leeds ? … j’aurai du commencer ce blog par là, c’est évident ! Je vais organiser une séance de rattrapage dans un prochain article …
Pour en revenir à mes deux petites frenchis au pays des grand-bretons, la ville avait organisé les choses dans les règles de l'art : un peu de pluie, juste ce qu’il fallait pour ne pas les dépayser trop (il pleuvait à torrent en France parait-il), et éviter de perturber leurs repères, qui aurait été chamboulés si elles étaient arrivées sous un grand soleil, ne trouvant pas ce à quoi elles s’attendaient. Ceci étant, la semaine ensuite n’a pas été si mauvaise que ça côté ciel : quoique ce fût probablement la plus humide, ce fut, du même fait, la plus chaude (toute proportion gardées !)
Au programme de cette semaine :
visite de la ville,
shopping (comment ne pas jeter un coup d’œil a la mode anglaise, ça vaut le coup, si si, vrai de vrai !),
soirée dans un bar à écouter de la musique irlandaise
(à croire que je n’écoute plus rien d’autre … !),
journée à Harewood pour ces dames
(l’occasion pour moi de travailler un peu, quand même !),
cuisine et repas pour des amis d’ici,
(de gauche à droite :Siddart, Faisal, Nadeem, Sandjukta, Axel, Enora, Caroline)
… et visite de York !
Je n’avais encore pas fais le voyage jusqu’à cette petite ville, c’était l’occasion d’aller y faire un petit tour ! Charmante ! Si l’on avait été en France, on aurait pu lire « petite cité de caractère » ! On a plongé en effet dans un livre : avec ses devantures d’un style ancien, on ne pouvait pas faire plus british !
On a donc flâné dans les rues jusqu’à arriver devant la cathédrale.
Immense !
Magnifique !
On s’est ensuite arrêté déguster un pasty, spécialité du yorkshire faut il croire, ou d’angleterre, je
ne sais, qui ressemble a un coca pour ceux qui connaissent (hmmm ) ou a un chausson de pate brisé renfermant toute sorte de délicieuses saveurs pour ceux qui n’associent "coca" qu’à "cola". On s’est ensuite dirigé vers ce qui devait être le château, mais dont il ne restait en fait qu’une tour. Et là, étrange rencontre : des oies sur le rond point, en plein centre ville … rien de plus normal … isn’t it ? !
Et puis, nous nous sommes dirigées vers le bus : l’heure du retour avait sonné, vanné par l’air frais et cette longue balade ! … juste le temps de rentrer donc et de s’affaler, bien au chaud, dans mon petit chez moi.
C’était de l’expérience ça aussi : à trois dans ma petite chambre. Ça en a étonné beaucoup ici que ça soit possible voire envisageable, pourtant, si on ne cherche pas le grand luxe, si on est capable de se supporter du matin au soir et du soir au matin, c’est tout a fait possible ! la preuve !
Je vous mets ici une photo de ma chambre d’ailleurs pour vous donne un petit aperçu ! J’ai enfin réussi à la faire mienne et à m’y sentir bien. L’arrivée des photos que j’avais commandé par internet y est pour beaucoup : c’est sympa de voir vos petites têtes toutes souriantes, souvenirs de bons moments ! L’achat de deux petites lampes à aussi été absolument déterminant (^^): je vivais jusqu’ici sous un grand néon horrible, avec lumière froide d’hôpital, me voila maintenant dans une chambre cosy, avec lumière chaleureuse ! je ne déprimait pas du tout jusque là, mais je pense pourtant que je ne peux me porter que mieux maintenant ! un bonheur … ! J
Non mais il faut ajouter quelque chose aussi, quelque chose qui est problématique je dois bien l’avouer … la nuit ! Bah oui, la nuit, ne me regarder pas l’écran avec ces grands yeux, la nuit pose problème ici : elle tombe a 4pm !!! fou fou fou ! Les journées sont très courtes solairement parlant, alors se sentir bien dans sa chambre compte quand même beaucoup.
Des cours d’anglais sont organisés par l’université pour les étudiants internationaux, et la prof nous a alerter sur ce fait : « faites attention » nous a-t-elle dit, « faites vraiment attention : savez à quelle heure se leve le soleil et à quelle heure il se couche ici ? En hiver, il se lève à 9am et se couche à 3:30pm-4pm … il faut que vous le sachiez parce qu'il y a beaucoup de personnes qui se sentent dépressives à cause de ça l’hiver ; prenez soin de vous » ! elle nous l’a répété deux matin de suite : c’était un avertissement sérieux, à ne pas prendre à la légère ! ^^
Enfin, donc, c’est un fait qu’il faut accepter, et donc, se sentir bien, avec une jolie lumière dans sa chambre est un fait qu’il ne faut pas négliger !
J’arrête cet article ici car il est bien tard et je prends le coach demain matin ( attention, ce mot est un faux ami, c’est bien un car que je vais prendre demain matin !) pour me rendre chez ma cousine Londonienne … je pars à l’assaut de la capitale !!! … et ce après avoir visité la capitale Scottish la semaine dernière … eh oui, je n’ai pas fini de vous raconter toutes mes aventures des semaines passées, mais un peu de suspens ne fait pas de mal …
Kiss
XxX
07 novembre 2009
Essay encore... try again !
Réponse au chef d’accusation de fainéantise professé par ma Grand-mère elle-même (rien que ça!), Manou de son petit nom, suite à l’absence de message depuis le 21 octobre sur le blog ci-présent :
...ESSAY un peu...
ESSAY encore ...
ESSAY toujours ...
Je vous promets que je bout d'impatience de vous racconter tout plein de choses, mais j'ai deux essais sur le feu ... Two Essays ... arrrrkkk ... autant vous dire que ce n'est pas tâche aisée ... 2000mots et 1000mots ... en anglais ... pfffiouuu ...
... enfin, je l'ai cherché, vous avez raison ! Je m'y attendais un peu, et je n'ai à m'en prendre qu'à moi ...
... Mais quand même, étais ce obligatoire que le professeur de mon cours de Music in the history and in the culture trouve un sujet difficile à saisir pour une française? "Write a critique of the ways in which the term “classic” or “classical” is used to describe western art music" ... bah oui mais en français, "classic" se traduit par "classique" et "classical" se traduit par "classique" également ... pas facil de cerner la différence entre deux termes qui pour moi n'en font qu'un ...
... enfin, si ça avait été simple, ça n'aurait pas été drôle ! Là j'ai de quoi m'amuser ~~~
J'essais donc de rester concentrée sur tout ces travaux à rendre la semaine prochaine, et promis, aprés, je vous fais parvenir une multitude de nouvelles (ça fera beaucoup de choses à racconter !!! )
Gros bisous à tous en attendant !
ps: si la plume vous démange, si l'envie vous en dit, n'hésitez pas à laisser des commentaires de temps en temps, je vous lirai avec plaisir...
21 octobre 2009
Happy Diwali !!!
Si je suis restée à Leeds ce week-end, ce samedi soir avait pourtant un goût d'exotisme ...
J'ai été fêter Diwali, une fête indienne à laquelle j'avais été conviée. C’est une très grande fête en Inde, tout le monde y participe, quelque soit la confession religieuse. C'est aussi populaire que peut l'être Noël en France.
Cette fête des lumières correspond, pour eux, à la nouvelle année …
Une soirée bien sympathique, avec feu d'artifice en prime !
~ Une grande pensée pour mes cousines ~
20 octobre 2009
Harewood House
Ces sonorités évoquent un monde perdu … non ça ne vous dit rien … mais si, mais si … Sherwood … Robin des bois … pas loin de l’enfance tout ça …
(d’ailleurs, en recherchant l’orthographe, je me suis rendue compte que je ne suis pas loin de cette célèbre forêt ! … l’occasion d’une autre excursion peut être ! … )
Pourtant, cette fois, pas de justice à rendre, pas de combat pour défendre une jolie jeune femme, pas de tout ça …
Du haut de mes 20ans, Harewood sonne plutôt comme un joli dimanche d’octobre, où joli rime avec ensoleillé, avec campagne, avec visite et promenade
On est parti en excursion avec Axel.
Rendez vous à la station de bus. L’occasion nous était donnée d’expérimenter ce qui nous faisait tant envie depuis notre arrivée : les bus à double étages ! Ici, ces bus sillonnent absolument toutes les rues.
Et, même si mon patriotisme en prend un coup, il me faut avouer … nos petits bus nantais ne font vraiment pas le poids à côté !
Nous avons donc profité d’un nouvel angle de vue sur Notre ville. Pourtant … déception … les places de devant, à l’étage, étaient prises … une prochaine fois.
Une fois arrivée là-bas, une voiturette nous a conduit au centre de la propriété qui est absolument immense semble-t-il. Nous avons alors visité cette grande maison-de-maître, passé un moment sur la terrasse paysagée de cette dernière d'où nous avons admiré la très belle vue sur la campagne verdoyante.
Nous avons également passé un moment au planétarium ! Eh oui, aussi étonnant que ça puisse paraître, à coté de cette "House", a été installé, construit, un planétarium. Nous avons donc passé une demi heure sous un ciel étoilée avec une présentatrice un peu excitée qui tentait de garder son assistance éveillée par des cris strident fort peu agréable aux oreilles… Ceci étant, j’aime bien ça, regarder les étoiles pendant qu’on m’explique comment repérer les constellations et Cie …
Enfin, un bon petit moment donc, tout ça pour continuer notre exploration, en nous dirigeant vers …
… le zoo d’oiseau !
Dans ce lieu sont regroupés de nombreuses activités complètement différentes !!!
Nous avons donc observé ces spécimens venus de toutes sortes de contrée, plus ou moins lointaine … toutefois sans voir apparaître le pigeon nantais … déçue … !
Nous avons ensuite marché au bord d’un lac, dans une végétation luxuriante, sous un soleil rayonnant … le bonheur … si si, vraiment, ça fait du bien de sortir de la ville un peu aussi de temps en temps, de retrouver le calme, de découvrir d’autre choses, de prendre le temps … de profiter …
Pour finir, nous avons traversé la jungle Himalayienne du domaine. Je vous l’ai dit, ici on a peur de rien, alors un jardin « himalayien », rien de plus normal dans un domaine de ce type …
Nous avons ensuite emprunté le chemin du retour pour sortir de cette vaste propriété.
Une double surprise nous attendait à l’arrêt de bus.
Un heureux hasard tout d’abord qui a fait que deux minutes après notre arrivée à l’arrêt, notre bus est apparu au coin de la rue. Et … et ?... et ? … et les quatres places à l’avant du deuxième étage étaient disponibles. Pas de plus belle vue sur les paysage, pas de meilleurs moyen pour finir cette escapade culturalo-naturique !
Mais que dis-je, la journée n’était pas fini, non non non !
Parce que, arrivé à Leeds, à 6pm (c’est pour vous habituer à l’heure anglaise, 18h pour les incorrigibles … ! ) nous n’étions pas très motivés, disons, pour retourner chacun dans notre flat (appartement) et cuisiner. Eh oui, ça devient fainéant après une journée de plein air !
C’est en passant devant une échoppe que nous ai venue l’idée : et si on se prenait un ‘Fish and Chips’ ! Quitte à faire dans les clichés, après le bus a étage … !
Il faut bien (pas sur que ça soit une vérité à prendre au pied de la lettre … ) passer par les lieux communs d’un pays pour ensuite en apprendre plus, se l’approprier …
Nous avons, après un tour dans la ville à tergiverser en découvrant de nouvelles rues, décidé que tel serait notre repas.
Mais des Fish and Chips, il n’y en avait qu’un d’ouvert semblait-il ce soir là … La boutique était franchement pas accueillante : moins accueillant, c’est difficile. Pas envie de rester dans ce lieu un peu "glauque". Et c’est avec nos poissons dégoulinant d’huile que nous sommes allés nous installer sur un banc dans la nuit tombée.
Quand je dis ça, il faut peut être que j’explique ce qu’est un ‘Fish and Chips’ pour ceux qui ne saurais pas : il s’agit d’un poisson-en-beignet frit dans l’huile, et ce accompagné de frites. Pas très diététique vous avez dit ? C’est le moins qu’on puisse dire. Essayant ce met pour la première fois, nous n’avons pas su évaluer la qualité de ce que nous mangions (si c’était un endroit où le plat était particulièrement réussi ou pas … pas sure … ) ; mais une chose est certaine, il y avait à boire et a manger : et hop, une gorgée d’huile, et hop une petite bouchée de poisson … etc …
Ça aura eu le mérite de nous faire bien rire, et ce n’était pas si mauvais qu’on a bien voulu le penser … mais c’était spécial !
Enfin, je retenterai bien l’expérience dans une échoppe traditionnelle de la côte.
Et c’est en digérant notre repas que nous avons rejoins nos chambres respectives, avec le souvenir d’une belle journée !
14 octobre 2009
Les amis, l’heure est à l’Irlande !
Il me faut faire du sport ; mais que faire … Une idée m’est passée par la tête : et si je faisais … de la danse Irlandaise! Cette année n’est elle pas celle de toutes les découverte. N’est ce pas l’occasion, en terre étrangère, de découvrir une nouvelle danse ? … ! Il est vrai que je ne suis pas en Irlande, mais qu’a cela ne tienne, je ne suis pas loin, et ils parlent bien anglais en Irlande, alors disons que c’est du pareil au même ! J
J’ai donc expérimenté mon premier cours … sympa, franchement, dépaysant … et c’est l’occasion d’entendre de la musique tout droit venue du pays au trèfle à quatre feuilles …
… par contre, courbatures … eh oui, non pas que je ne sois pas sportive (non, croyez vous !) mais c’est que ça fait travailler des muscles qui n’ont pas l’habitude de travailler !
Quitte à faire dans l’irlandais, une petite session de musique, ça vous tenterai ?
Personnellement, je n’ai pas hésité !
J’ai traversé la ville a pied, découvert de nouveau quartiers, traversé la rivière dans laquelle la ville se reflète. Et enfin, m’y voilà, le Midnight Bell, un café-bar.
Je pousse la porte et ça y est, je rentre dans un autre monde. Les rires fusent, les conversations vont bons trains, la bière coule à flot. Le lieu est vraiment sympa, en pierre à l’intérieur, avec des machines à bières de style ancien, un espace divisé en trois petites salles toutes communicantes, avec peu de cloisons. Un escalier en bois mène probablement à une autre pièce. C’est moderne tout en gardant un charme ancien. Une jolie rénovation qui rend le lieu sympathique.
Mais est-ce que c’est bien là … je tends l’oreille, mais oui, au milieu du brouhaha, de la musique, irlandaise qui plus est … je suis au bon endroit.
Je vais au comptoir me prendre un jus de pomme (eh oui, on ne se refait pas … mais j’ai essayé de faire illusion avec ce jus couleur bière !).
Le verre à la main, où aller maintenant. Pas de chaise à l’horizon. Je reste donc debout. Mais toute seule, c’est un peu triste d’être planté là, debout, au milieu de tous ces anglophones-parlant. Je me trouve un coin de table-comptoir, et enfin, une table se libère devant moi, l’occasion rêvée, à coté des musiciens, pour profiter de la musique (je suis venue pour ça entre autre quand même !).
La musique, parlons en d’ailleurs. C’est tout à fait surprenant pour la jeune française que je suis. Eh, oui, je m’attendais à retrouver ces musiciens sur une petite scène, en face d’un public qui, autour d’un verre écouterait, quoique discutant, la mélopée sortir de leurs instruments. Il n’en est rien. En fait, les musiciens, au nombre de 7 ou 8, sont assis tous autours d’une table dans un coin de la salle. Chacun sa bière. Ça joue, ça s’amuse. Un des musicien s’arrête, se rafraichi d’une gorgée de liquide ambré. L’autre vérifie que son banjo est bien accordé, l’oreille sur la caisse de résonnance. Mais la musique, elle, continue. Entre deux morceaux, l’un des musiciens raconte une anecdote à ses acolytes et … hop, ils repartent pour une nouvelle danse. Ils sont entre eux, quoique conscient qu’on les entend.
Les applaudissements à la fin des airs ne sont pas très fournis, chacun happé par sa discussion, mais en même temps, c’est cette musique qui donne vie à cet endroit, qui le rend chaleureux, et chacun apprécie cet environnement sonore, quoiqu’il ne lui dédie pas une oreille toujours attentive.
Assise a ma table, je me sens un peu comme un personnage de roman, à la fois un peu perdue parmi tous ces gens qui se retrouvent, à la fois à ma place, tout à fait heureuse d’être là, à déguster cette ambiance que je découvre.
Toute proche des musiciens, j'ai tentée une approche : audacieuse comme jamais(!!), j'ai demandé au banjoïste s'il y avait des lieux dans la ville où jouer, où apprendre, où partager. L'envie de découvrir la musique de la perfide Albion me fait oublier ma timidité dans ce genre de situation : il était temps !
"What are you playing ?" ask the banjo-man,
"Celtic Harp" (si vous entendiez mon accent, une vrai english! Hi hi)
"Celtic harp… ?! celtic harp ? !!!!... Oh lovely, lovely!!!»
Tout enjoué, mon interlocuteur à alors convoqué toutes les personnes qui pouvaient me renseigner. Je sais donc maintenant que début novembre se tiens un festival de musique irlandaise, et que ça sera le lieu où réitérer ma demande …
On avance, on avance J …
En guise de petit aperçu, je vous mets deux petites vidéos que j’ai faites. Je ne sais pas si ça permet tellement de se rendre compte de l’ambiance, mais ça permet de laisser libre cours, ensuite, à l’imagination …
Le premier extrait c’est pour vous donner un apperçu du lieu.
Le second, je l’ai pris à la fin, alors que 3 musiciens étaient déjà partis …
10 octobre 2009
[*] Je m'appelle, tu t'appelles
* Nota Bene : (notes des astérisques de l'article précédent) Les chinois ont en Angleterre, pour la plupart, un prénom anglais qu’ils utilisent plus que leur propre prénom chinois. C’est quelque chose qui me perturbe beaucoup. Si je comprends que pour tout ce qui est formalité administrative et autre éléments du genre, ça leur rend la vie beaucoup plus facile, je trouve dur de demander à quelqu’un de changer de prénom. Mon prénom, n’est ce pas mon identité ? Mes parent ont décidé de m’appeler ainsi, n’est ce pas étrange de devoir renier d’une certaine manière cette partie de mon héritage ? Et moi occidentale, ne suis-je pas capable de faire un effort pour prononcer leur nom correctement ? Enfin, je veux bien comprendre que du point de vu des chinois eux même, ça doit être fatiguant quand tous le peuple du soleil couchant à des difficultés à prononcer leur nom, ou quand l’administration ne s’y retrouve plus, perdu par ces sonorités orientales. Il n’en demeure pas mois que c’est une chose qui m’a surpris et qui ne cesse de m’interroger.
A ne plus savoir qui l’on est …
Petit retour sur une drôle de journée …
Je vous mets dans le contexte : on est lundi 28 septembre. Aujourd’hui était mon premier jour de cours, il est 18h, je vais dans la cuisine. (Passionnant, n’est il pas ?!)
Je rencontre alors deux de mes « colocataires », Ann - Djang don tzien* (chinoise) et Mickael – Jian* (chinois également), qui sont en train de savourer leur diner … Eh oui, j’ai un peu du mal avec l’heure chinoise, car une chose est sur, elle diffère de l’heure française …
Pour la petite anecdote, je les ai déjà vu manger leur diner a 17h … enfin, en général, c’est 18h-18h30 … l’heure des poules pour les français ! Mais, je m’égare, je m’égare … vous avez l’habitude maintenant …
Donc, j’arrive dans la cuisine, on papote un petit peu, et ils me proposent de manger. Manger ? Moi ? A cette heure là ? Mais pour qui vous me prenez … ? !
Après avoir refusé plusieurs fois, car je ne voulais pas les priver de leur repas, j’ai compris ce que j’observais depuis quelques temps : il n’est pas de bon ton de dire « non » en pays asiatique. Refuser de manger leur plat c’était comme refuser un cadeau … Je me suis donc mise à table, avec plaisir quoiqu’un peu gênée de tout cet affairement autour de moi, Mickael allant chercher dans sa chambre de quoi me préparer un plat !
C’était, je dois le reconnaître, très bon : une soupe chinoise avec des pates (noodles).
J’ai tenté de manger avec des baguettes, mais j’ai encore beaucoup de travail avant de réussir cet exercice qui reste périlleux pour moi …
Repue, je rentre alors dans ma chambre, et ni une ni deux, je repars. Direction cette fois … le temple hindou !
Eh oui, la journée n’étais pas finie. J’avais été invitée par Sanjukta, une amie indienne, à aller assister à une fête Hindoue, appelée Dassehra, ce lundi étant le dernier jour des 10 jours de fête. Elle y allait avec son frère et une amie du pays.
Dans une nuit froide, on a alors pris la route du temple.
Je me sentais toute petite au milieu de toutes ces femmes magnifiquement vêtues, en costume traditionnel. Chacun portait ses plus beaux habits.
« Tu peux prendre des photos, tu peux prendre des photos, il n’y a pas de problème » me répète Sanjukta elle-même en train d’immortaliser quelques tête, l’ambiance, … Si cela ne semblait poser problème à personne que je prenne des photos, je n’en avais pas très envie : j’étais accueilli au sein de leur fête, je n’avais pas envie de donner l’impression d’être là uniquement pour immortaliser ce qui pour moi relevait d’une autre culture, comme j’aurais été dans un zoo à photographier ce que je ne connais pas ...
J’ai eu l’honneur de déguster de très bonnes « pâtisseries » indienne.
Cette soirée était vraiment une belle soirée : j’étais heureuse qu’ils aient eu envie de me faire découvrir une partie de leur vie, une partie de leur culture, de leur tradition ; et ils étaient en fait très heureux eux aussi de me permettre cette découverte, heureux également que je m’intéresse à ce qui leur est cher, à leur culture, à leur identité.
Avant de conclure cet article, je vous propose un petit récapitulatif (bref, je vous le promets !) …
Je suis française,
Je débute tout juste mon année scolaire en Angleterre,
J’ai mangé un repas chinois,
Et je viens d’assister à une fête Hindoue
… et tout ça dans la même journée
… jusque là, tout est normal me dites vous … ?!
*Citoyen du monde*
[les astérisques(*) du premier paragraphe sont explicité dans l’article suivant]
05 octobre 2009
Let's go to a new year of university !
Petit récapitulatif de cette première semaine de cours …
(cet article plus que n’importe quel autre à un petit caractère rébarbatif… il vous est donné le droit de passer au suivant … vous aurez été prévenu … ! )
Lundi ; premier cour : cours de Projet in Performance (choral) : Haydn est au programme, rien que ça, un compositeur de musique classique. Si je fais un bref (je vais essayer !) résumé du cours, ça peut ressembler à ça :
Entrée dans la salle. Distribution du livre de partition, partition jamais étudié par les élèves de cette classe. Division de la classe en quatre voix (soprane, alto, tenor, basse). « Ouvrez votre livre page 10 ». « 1, 2, 3 ».
Et la … tout le monde s’est mis a chanter parfaitement cette partion qui leur était inconnue … lecture de note parfaite, avec les mots en anglais bien prononcé (enfin, ça c’est pas un exploit pour eux … ! suis-je bête !).
Je dois dire que je suis restée assez stupéfaite… je ne m’attendais pas à ça … j’ai arrêté le solfège trop tôt pour être capable de tant de virtuosité en lecture de partition. J’ai donc tenté de suivre mes collègues, et au bout de la troisième fois, aillant retenue ce qui venait d’être chanté, j’ai pu me joindre réellement au groupe …
Je vais tout de même changer ce cours normalement, parce que je n’ai pas le niveau escompté, et que ce niveau ne m’intéresse pas forcément plus que ça, même si c’est surement bien de l’avoir, ça n’a rien d’indispensable pour moi. Et j’ai envie d’apprendre plutôt d’autres choses.
Enfin, ce fut ma première approche des cours anglais.
Deuxième session : cours de science et religion. Petite salle, petit comité (quinze étudiant), petit prof (…et petite élève, oui c’était facile ! ). Pas de table, mais de confortables chaises. Salle neuve. Le cours s’est bien passé, j’ai à peu prés suivi ce dont il était question … ce qui est plutôt une bonne chose ! Non, ce cours à l’air plutôt intéressant, sur le lien religion et science. Affaire à suivre (car si j’ai a peu prés compris le cours d’introduction, qu’en sera-t-il d’un vrai cours, plus complexe, basé sur nos lectures et nos connaissances … )
Ah, avant de passer comme ça au cours suivant, laisser moi vous compter quelque chose. S’il est vrai que je n’ai que très peu d’heure de cours dans la semaine, que pour un français, c’en est presque indécent, que je vais être jalousé comme il n’est pas permis par certains, laissez moi avant cela vous rassurer : je ne vais pas manquer de travail (je sais que ça vous embétait, mais don’t worry !). Ce cours à lui seul me remplirait ma semaine de travail ininterrompu. On a énormément de lectures à faire d’une semaine sur l’autre. Si j’avais ça a lire en France pour une semaine sur l’autre, je trouverai ça énorme, mais là … petit détail, qui pour moi est assez conséquent encore … c’est en langue shaekspearienne … !
On aura également deux essays à rendre … ! Que du bonheur en perspective !
Non enfin, c’est bien, on ne va pas s’ennuyer. Ne reste qu’a bien s’organiser pour avoir les week-end libre pour des excursions, parce que je veux découvrir le pays coute que coute !
Troisième cours : cours de Musique dans l’histoire et dans la culture : Prof sympathique, cours en amphi. J’ai à peu prés compris là aussi … ! J Il faut dire que j’ai déjà eu une approche de ce sujet, ça aide pour saisir de quoi il est question !
Enfin, plutot contente de ce cours aussi !
Ce cours m’a ramener une fois de plus à la réalité : je n’aurais pas trop de temps de 24 heures par jours durant les 7 jours de la semaine pour boucler le travail demandé, mais contente ! J
Dernière matière : Esthétique et philosophie de l’art : Alors la, j’ai compris ma peine ! … Eh oui, il m’en fallait un, un prof qui parle très vite, avec un gros accent. Il faut dire que je n’ai pas non plus été très adroite sur ce coup la. Je vous explique, et vous laisse le droit, dans mon infinie bonté, de rire de ma bêtise !
Le prof nous distribue deux polycopiés au début du cours. Le premier, c’est le descriptif du cours, avec ce qui est demandé à l’examen, et de nombreuses informations relatives à la matière. Le deuxième … ah, le cours commence, je regarderai après.
Je note, j’essai de comprendre, je copie les différents points qui apparaissent dans le diaporama que fais défiler le prof.
La cadence est élevée, souvenir des cours de monsieur Grandjean (pour les connaisseurs … !).
Ark, ma rapidité légendaire m’a empêchée de finir de noter tous les éléments.
Tans pis, continuons … 12h53 … tiens, ma voisine écrit sur le poly … drôle d’idée … quoique … qu’est ce que c’est que ce poly … ? … ahhhhh c’est les différents points des différentes diapositives … ahhhh … bon à savoir …
J’ai eu donc du mal à comprendre ce que disais le prof, alors que je copiais tant bien que mal ce qui défilait au tableau, mais espérons qu’en écoutant réellement ce qu’il dit, pour annoter les différents points du diaporama, j’arriverai à avoir des résultats de compréhension plus convainquant ! parce que ce qu’il nous distribue ne suffira pas à réussir mon semestre …
Je vous épargne pour cette matière l’étape « quelle quantité de travail on a à faire, qu’est ce qu’on a à faire » en vous laissant vous reporter aux autres cours … !
Le bilan de cette semaine est donc plutôt correct. Disons que les cours ont l’air intéressant et que j’ai été surprise de comprendre une partie des cours … c’est déjà ça …
Maintenant … au boulot !
Je vous laisse, j’ai du pain sur la planche !!!
27 septembre 2009
Rentrée oblige ...
Rentrée oblige, il est temps pour moi de vous donner un petit aperçu de "the University of Leeds" ... bonne promenade ! (faites attention à ne pas vous perdre, c'est immense ! ... on a quand même réussi à se perdre et à mettre 2 heures pour retrouver notre chemin ... ce n'est pas très glorieux, je sais, c'est pour ça que je préfère vous prévenir !!! )
[NB : pour que les photos s'affichent en taille réelle, il vous suffit de "cliquer" dessus]
Mais là, pour l'instant, vous n'avez rien vu ! eh oui, le meilleurs est pour la fin :
Et maintenant, Mesdames et Messieurs, soyez bien attentif à ce qui va suivre ... ouvrez bien grandes vos mirettes...
Mesdames et Messieurs, sous vos yeux ébahits, je vous présente ma faculté de philosophie ! (on n'occupe pas tout le bâtiment, cela va de soi, mais c'est dans ces locaux que je vais tenter de philosopher ce que je vais pouvoir ... en anglais ... )
Demain, début des cours. L'heure de vérité à sonné. L'heure de savoir à quelle sauce je vais être mangée cette année. L'heure de se rendre compte à quel point j'en suis en anglais. ... philo ... anglais ... philo en anglais ... hmmm hmmm j'attends de voir ...
(a parte : j'espère que les mauvaises langues qui me parlent de mauvais temps à Leeds remarqueront la profondeur du bleu derrière ces bâtiments ! que ceci soit remarqué ... )
25 septembre 2009
Montague Burton ... my home ...
Vue de ma chambre !
Je vous présente mes "collocataires", mes "flatmates". C'est avec eux que je partage cuisine et salle de bain. Cette photo a été prise hier soir et ce soir, la dernière chambre est habitée par un autre garçon, chinois lui aussi (les deux filles, Ann et Chen sont chinoise ; Su lui est malaisien ! ). J'en viens à me demander ... suis je bien en Angleterre ... ?!!!
... et parce que les postiers acceptent les lettres de toutes les couleurs, je vous mets mon adresse :
Magali Gaudubois(!!!)
Montague Burton
Block M – M3.23
23 Devon Road
LEEDS
LS2 9BA
ANGLETERRE
24 septembre 2009
jeudi 17 septembre ... ou l'histoire d'une journée bien remplie !
Ah … le bonheur d’une douche, une douche bien chaude … j’avais presque oublié que ça pouvait être si agréable !
Aujourd’hui était une grosse journée. Pas une minute à perdre : tout était minuté.
9h00 : début du programme d’orientation (encore un ! on va finir par être vraiment bien orienté ! )
Différentes personnes se sont succédées pour nous souhaiter la bienvenue et nous aider à mieux comprendre comment fonctionne le pays, quelles sont les lois que l’on doit connaitre, ou plutôt, où peut on les trouver, …
Par exemple il est interdit d’avoir un couteau dans sa poche.
Même le petit opinel pourtant si pratique pour les piques niques ? … bon, je n’ai pas posé la question, j’avoue. Enfin, si cette règle ne parait pas spécialement difficile à suivre, il se trouve qu’elle nous à été annoncée après tout un discours sur la criminalité à Leeds. Comme toutes les grandes villes, Leeds n’en est en effet pas exempte. Il a de ce fait été question des règles à suivre pour éviter d’en être l’objet. Pourtant, si l’on est victime d’une quelconque agression, le seul moyen autorisé pour se défendre est … la self-défense ! Merci du conseil les gars !
Eh oui, pas de couteau pour riposter (on peut comprendre ça, car le couteau peut parfois être retourné contre soi), mais pas le droit non plus à un spray (style lacrymogène). Eh non, si on est retrouvé en possession de ces éléments, on est considéré comme hors la loi … et pire (je trouve) si on se sert de ces éléments pour se défendre lors d’une agression (histoire de ne pas se laisser faire complètement !) eh bien cela peut se retourner contre soi lors d’un procès ou autre, …
Fou ces anglais, fou !
Il nous reste donc plus qu’a courir ou à nous self-défendre !
… je vais aller faire de la musculation moi …
Pour reprendre le cours de la journée, on a eu le droit ensuite a une pièce de théatre : Culture Shock Comedy Drama. Tout un programme. Il ont en fait mis en scène le choc culturel auquel on peut être soumis quand on arrive dans un pays étranger. L’occasion de nous donner quelques tuyaux pour ne pas être totalement décontenancé ou pour ne pas faire trop de bêtises. Exemple : ne pas tenter de "faire la bise" à un anglais, ou alors il risque de mal le prendre … j’ai compris juste à tant cette règle en les voyant tous se serrer la main, mais parfois l’habitude reprend le dessus et ce n’est pas évident de s’en souvenir à temps !
Enfin, cette petite pièce de théâtre était assez bien pensée et, ma foi, bien divertissante.
Se sont succédés ensuite quelques interventions, quelques jeux pour nous permettre de nous rencontrer entre étudiants étrangers.
Mais tout cela n’est que la première partie de la journée … la seconde devait se passer entre Leeds et Manchester … dans un train, un bus, sous un abri bus, dans un hangar …
Eh oui, aujourd’hui est un grand jour, le jour où je vais enfin pouvoir retrouver mes petites affaires pour recréer vraiment mon petit chez moi … Dans mon sac a dos de départ, je n’avais la place que pour mon ordinateur et quelques vêtements : de quoi tenir jusqu’à l’arrivé de mes chères, très chères valises !
Le programme d’orientation fini, il est 13h, l’heure pour moi de filer vers la gare. J’ai un petit peu de marge, le temps de m’acheter un taboulé (qui s’est avéré absolument immangeable d’ailleurs, ou presque … ) et me voila sur le quai, prête a sauter dans le train, des fois qu’il nous referai le coup de la gare d’East Midlands !!! (cf. « quelle journée !!! »)
3 2 1 … montez …
C’est parti pour Manchester …
Ma gare d’arrivée est celle de l’aéroport, histoire d’être pas trop loin de la zone de fret !
Pas trop loin j’ai dis ? … c’est pas tout a fait ce qu’à pensé l’hôtesse du stand « information ». Le temps d’un coup de fil pour vérifier l’adresse que je lui présentais qui ne lui semblait pas correct et me voila à la recherche de la station de bus. Elle m’a conseillé de prendre un taxi, mais j’étais persuadée qu’avec un bus ça restait possible. Je tente donc.
Et me voila récompensé de mes efforts car une ligne existe pour m’emmener à la zone de fret. Une demi heure d’attente et me voila à bord du bolide. Et quand je dis bolide, le mot est choisi. Je ne sais pas si le conducteur, très sympathique par ailleurs, savait qu’il conduisait un bus. Peut être avait il oublié et il se croyait sur un karting.
Un rond point : il faut ralentir ? ça ne parraissait pas faire parti de son apprentissage du code de la route !
Quelle expérience, je vous promets, c’était assez impressionnant !
Enfin, il nous a déposés à bon port, à bon « aérogare de fret » devrais-je dire, et c’est tout ce qu’on lui demandait.
Direction : servisair. Tentative dans un premier bureau : « ceci est une propriété privé : ne pas entrer ». Bon … je vais tenter ailleurs, il y a un deuxième panneau servisair un peu plus loin.
J’entre. Le guichet est vide. « hmm hmmm » je me racle la gorge. Je tente un timide « please »… pas de succès. Je tousse. Pas plus de succès. « Sorry »… définitivement personne ne daigne répondre à mes appels désespérés (mais pas très sonores peut être).
Je vais alors dehors, des fois que je croiserais le regard d’un employé qui s’empresserait de venir au guichet. Je sors donc. C’est gagné, nos regards se sont croisés. Je rentre à nouveau dans le hall. Personne. Personne ? Pourtant il m’a vu … Ah il arrive ! ouf !
J’explique dans mon anglais encore très basique que je viens chercher mes bagages qui sont bien arrivés, on me l’a confirmé (je ne vous aie pas raconté ici mon coup de fil à l’agence de servisair pour m’assurer que les bagages étaient bien arrivés … pourtant c’était une sacrée affaire ça aussi … je vous laisse imaginer …).
Pour venir chercher les bagages, ça n’est pas ici : « vous sortez et c’est on the right, on the left, then on the left, on the right »… trop d’informations, trop d’informations… Ca devait se voir sur mon visage. J’avais un peu peur de me perdre dans cette grande zone aéroportuaire, avec des camions dans tous les sens.
Il est alors sorti pour me montrer. Ouf, ce n’est pas loin…
Ce troisième bureau de servisair est le bon, celui qui doit me délivrer mes bagages ! Le personnel n’est pas ce qui existe de plus accueillant et sympathique, pas très enclin à m’expliquer deux fois quand la première fois était trop rapide. Mais, après avoir réglé mon dû, il m’invite à attendre dehors mes bagages. Ces derniers n’arrivent tout d’abord pas, et je m’inquiète d’avoir bien compris l’endroit où les attendre. Après un certain temps, ils arrivent pourtant. Ils semblent tout petit sur le chariot élévateur qui les transportent … Ce n’était pourtant qu’une illusion, et passé la « joie », toute relative tout de même, de les avoir enfin, arrive le moment du retour à la réalité : ce sont deux gros sacs, deux sacs bien lourds … Mais qu’à cela ne tienne, il me faut reprendre la route du retour.
Je me dois tout de même de rendre hommage aux inventeurs, il y a 5500 ans environ (j’ai cherché !) des deux petites roues sous chacun de mes sacs, qui m’ont permises d’acheminer ces bagages jusqu’à ma chambre Leedséenne. Eh oui, sans ces petits éléments circulaires, ma tache aurait relevé de l’impossible, enfin, disons que je n’aurai de toute façon pas envisagé les choses de la même manière.
Nous en étions donc au moment où, toute heureuse, quoiqu’en proie avec la réalité de la tache qu’il me restait à accomplir, je me dirigeai vers l’arrêt de bus. Petite vérification : oui, le bon bus passe bien à l’horaire que j’avais vu un peu plus tôt.
16h10 : le bus doit arriver à 16h14, je me prépare !!!
16h14 : pas de bus … 16h20 : pas mieux … Je me rassoit !
16h29 : le bus !
Direction la gare de manchester. Avec un peu d’avance, j’arrive sur le quai.
Je ne pourrais vous dire si Manchester est une jolie ville, ce que j’en connais, c'est-à-dire la gare et la zone de fret de l’aéroport, n’est pas ce que j’ai vu de plus beau dans ma vie, mais je ne doute pas que la ville a du charme… ça sera l’occasion d’un autre voyage !
Direction Leeds.
J’avais réservé à nouveau le service d’accueil de l’université, histoire de ne pas m’embêter à traverser la ville ainsi chargée. J’aurai eu plus vite fait de rentrer par mes propres moyens mais, au moins, je ne me suis pas éreintée ! On a attendu en effet qu’un bus du service arrive. En attendant, j’ai discuté avec l’étudiant qui s’occupait de l’accueil à la gare, un très sympathique jeune homme, et quelques autres étudiants sont arrivés, dont un étudiant avec un bébé … 6semaines qu’il avait le bout-de-chou ! Une fois la BusTeam du service d’accueil arrivée. Quelques minutes à s’extasier sur ce très beau bébé au papa éthiopien et à la maman américaine, et hop, nous voila dans le bus.
« t’as vu comme je conduis doucement pour le bébé »
« oui, impressionant le changement de conduite »
Cette conversation n’a pris son sens que quand on a déposé les parents et le bébé à leur résidence. Là, après avoir eu Madam Jekyll au volant, c’est Miss Hide qui apparaissait. Jusque là la conduite était tout à fait normal, tout à fait correcte, rien à redire. Mais la transformation de son style de conduite a été saisissante : pour la deuxième fois de la journée, je me trouvais dans un véhicule de transport qui était détourné, je veux dire par là que je me croyais dans un mini bus, sur une route de ville, mais j’étais probablement cette fois encore sur un circuit de karting, dans l’un de ces engins.
Enfin, une fois de plus, je ne sais pas trop comment je dois dire, je suis arrivée saine et sauve à ma résidence.
20h : je me fais donc déposé devant ma porte, si c’est pas la classe !
Le temps de monter tout ça, de manger un petit quelque chose, parce que, mine de rien, ça creuse, et me voila repartie. Eh oui, je devais retrouver des nouveaux amis à une « pudding party ».
Vous le croyez ça ? je suis allée à une pudding party, moi, Magali ! Fou ! FOU !!!!
Ah non, mais avec un nom comme ça, ça donne envie de voir à quoi peut ressembler la soirée. Et puis ne suis-je pas ici pour découvrir les mets de ce pays ?!!!
Au final, cette soirée ressemblait plus à une « cake party » ( ! ) mais ce fut très sympathique ; l’occasion de rencontrer de nouvelles personnes !
Je vous avouerai, pour conclure, que je n’ai pas eu à chercher le sommeil trop longtemps … !
Ps : Très chers amis, vous qui m’avez lu jusqu’ici, je dois m’excuser auprès de vous de la longueur de mes messages… je tenterai désormais de faire des articles plus cours … Je m’excuse aussi de mettre en ligne ce texte aujourd’hui alors qu’il raccontre une journée qui s’est déroulée il y a une semaine de cela … Je tacherai d’être plus simultanée les prochaines fois entre ce que j’écris et le moment ou je le met en ligne … !!! Enfin, je vais essayre (que de résolutions !^^) de prendre quelques photos de la ville pour vous donner une idée un peu de ce à quoi ressemble ma nouvelle ville … ça calmera ma pipletto-manie ! See you later ! J
22 septembre 2009
petit QUIZ
Petit quiz pour tester vos connaissances ... Ne me décevez pas !
Qu'est ce ?
alors ? ... une église ?
mais non, quand même ... c'est l'université de business !
ça se voit non ? ! rah la la ... deuxième essai ...
Qu'est ce ?
alors ? ... une église ? mais vous n'avez que ça en tête décidément !
pas trés original comme réponse !
Mais non, c'est ... une boite de nuit ; ça se voit quand même ...
troisième essai ... faites mieux cette fois, j'aurais honte de dire que je suis française sinon ! ...
Qu'est ce ?
alors ? ... une église ?
à croire que vous n'avez que ce mot la à la bouche ...
je vous croyais plus inventif !
... pourtant, je dois m'y résoudre, cette fois vous avez raison !
*l'honneur est sauf !*
21 septembre 2009
J+4
Mardi … me voila depuis 4 jours en Angleterre … juste le temps de prendre petit à petit mes repères.
L’heure à été aux courses pour approvisionner le placard ! Le centre ville n’est qu’à un quart d’heure, mais les boites de conserve pèse vite lourd, alors on n’arrête pas les allez retour !
C’est assez amusant, d’ailleurs, de voir tout le monde revenant du centre ville avec des sacs de Morisson, le grand supermarché du centre : Un vrai ballet, avec ceux qui reviennent, chargés de sac, pendant que les autres s’y rendent !
Cette semaine est « la semaine des étudiants internationaux » … on ne voit d’ailleurs que très peu d’anglais !
L’université à mis en place tout un dispositif pour l’accueil des étudiants étrangers et les accompagner dans les diverses démarches restantes. C’est agréable de se sentir accueilli !
Chaque jour à son lot d’activité, et de formalités administratives. Tout se fait bien, même si nos journées sont bien remplies !
On a participé, avec Axel, a un « city tour » organisé par l’université. Toute la journée, des groupes partent à la découverte du centre ville.
Une heure et demie de balade à pied (qui s’est transformé en deux heures d’ailleurs) dans ce qui, pour nous, correspond aux toutes nouvelles rues de Leeds.
Déambulation au milieu de ce qui nous est encore inconnu mais qui rapidement deviendra familier … L’occasion de découvrir que Leeds est une très jolie ville. Elle a la stature des grandes villes, avec ses grands bâtiments, mais la plupart sont de vieux bâtiments, tellement différent de ce qu’on est habitué à voir dans nos contrées françaises …
Cette visite nous a donné l’occasion également de lier connaissance avec d’autres étudiants, indiens pour la plupart. Le tour fini, nous n’étions d’ailleurs pas prés de nous séparer de la sorte, le guide étant lui aussi très sympathique (un étudiant de Leeds) et ni une ni deux, nous démarions 10 minutes plus tard le « campus tour » en rejoignant le groupe que notre même guide s’apprêtait à accompagner ! en route pour une heure trente de visite à nouveau … Ah mais c’est que c’est sportif !
On a alors fini la journée tous ensemble (le guide en moins !) autour d’un très bon plat indien de leur cru !
Beaucoup d’étudiants sont indiens, mais beaucoup d’anglais sont également originaire de ce pays, c’est assez surprenant au premier abord.
C’est en fait ce qui m’a le plus surpris pour le moment dans ma toute récente découverte de ce pays d’outre manche : la diversité culturel, la diversité des origines de cette population. Je viens de réaliser ce que signifie la loi sur « l’interdiction du port de signe religieux ostensible dans les lieux publics » en France. Ici, chacun porte le signe de son appartenance à telle ou telle religion, telle ou telle communauté, groupe. En plus d’avoir une population extrémement diverse, plus qu’en France me semble t il (tout du moins, de ce que je connais de la France et surtout de ce que je connais de l’Angleterre : je ne vais pas me mettre à généraliser outre mesure sur ma toute jeune expérience !), c’est une population qui affiche sa diversité et la revendique. Je ne connais pas encore assez le pays pour me rendre compte si cela génère plus de communautarisme, mais après l’étonnement tout d’abord, il se dégage une impression assez agréable de ce brassage culturel.
Je disais donc (revenons à nos moutons !), Tout s’organise petit à petit !
Je n’ai toujours pas d’eau chaude … je ne l’avais peut être pas mentionné, mais j’ai quand même réussi a tombé sur le seul appartement de la résidence (m’a-t-on dit !) où il y a un problème de chaudière … ! Alors vainement, avec mon voisin de chambre (mon seul voisin pour le moment), depuis samedi, on attend que le plombier réussisse à réparer tout ça … sauf qu’il manquait des pièces, alors depuis … on attend toujours … ah, les douches à l’eau froide, les joies de Leeds ! ^^
Je disais tout à l’heure qu’on était bien entouré, bien accompagné, …
Pour preuve, j’en ai la multitude de petits livres qui nous sont donné et où sont répertoriées tout ce dont on peut avoir besoin, pour nous aider, nous expliquer, … Précieux ouvrages !
Dedans, on trouve également des « check list » pour nous rappeler tout ce qu’on a à faire avant de partir, une fois arrivé.
Qu’est ce qu’il peut bien y avoir dans ces listes me direz vous ?
°Visit the international student office
°Register with the police
°Open a bank account
°Pay your academic fees
°…
Mais si cela peut paraître bien banal, l’élément premier de cette liste l’est moins :
°contact home : let friends and family back home know you have arrived safely
…En d’autre terme : "prévenez famille et amis que vous êtes bien arrivé" ! fou !
Je dois dire que ça n’a pas été sans me surprendre ! … verrait on cela dans un ouvrage français ? …
Si cela m’a laissé perplexe un moment, je connais maintenant le fin mot de l’histoire. Il se trouve qu’en fait, certains étudiants, étourdis par tant de nouveauté, fatigué du voyage (je ne sais quelles autres excuses leur trouver !) oublient de prévenir que tout va bien, que le trajet s’est bien passé. Et l’université reçoit alors des coups de fils affolé des parents de ces braves étudiants !
Je me suis penché, vous l’aurez compris, sur ces listes : pour m’assurer que moi non plus je n’ai rien oublié de faire … et, oh !, seconde surprise, qu’a-t-on à faire au cours de notre première semaine d’arrivée ?
Tout un tas de démarche, évidemment, mais aussi … mais aussi … vous séchez ? … aller, je vous le dis : "° Make friends". Ca c’est pour le cas ou on oublierai de dire bonjour … Eh oui, il semble nécessaire de rappeler qu’un des éléments important de la première semaine est … de se faire des nouveaux petits amis …
Si c’est pas mignon de s’occuper ainsi de nous … !!!
So funny !
Sur ce, les amis, je vous laisse …
A gauche toute
Eh oui, fait incontournable de l’île britannique, je ne vous l’apprends pas, ici on roule à gauche !
Jeune française que je suis, je m’étais évidemment attendu à ce changement, pourtant c’est plus troublant que ça n’y parait, pour moi tout du moins.
Quelle drôle de sensation quand, alors que le conducteur vient de sortir de la voiture, cette dernière se dirige pourtant vers une place de parking ; quand le conducteur semble être en train de fouiller dans son sac, à ses pieds ; …
Finalement, ce qui est le plus troublant est bien le changement de coté du conducteur.
On reconnaitra d'ailleurs le français quand, aprés l'avoir invité à monter dans une voiture, il se dirigera vers la place conducteur de la voiture anglosaxone.
Quand à savoir comment traverser, si on prend petit à petit l’habitude, ce fut dangereux aux tous débuts. Naïve, après avoir vérifié si personne n’arrivait de ce coté de la route, je m’apprêtais à traverser : Quelle erreur n’avais-je pas fais, les voitures arrivaient de l’autre coté … suis-je bete ? !






















































